Pascal Web TV

Web TV pour promouvoir l'entrepreneuriat, l’employabilité des jeunes et des Femmes au Bénin et en Afrique ainsi que la Démocratie et la bonne gouvernance.

Environnement

VivaTech : retour sur une édition résolument féminine

Sofiane Zaizoune avec AFP 

Le gratin mondial des nouvelles technologies et de l’innovation était réuni à Paris du 16 au 18 mai à l’occasion du salon VivaTech. Les organisateurs de l’événement ont fait la part belle aux femmes, sous-représentées dans ce domaine. Retour sur les temps forts féminins de l’édition 2019.

C’est la grand-messe de la tech et de l’innovation, là où se retrouvent les géants comme IBM ou Alibaba et les start-up comme Yuka. La quatrième édition du salon VivaTech s’est tenue à Paris du 16 au 18 mai. Dès le premier jour, 33 entreprises ont signé un manifeste «pour la reconversion des femmes dans les métiers du numérique» lancé par le Syntec Numérique et Social Builder, une start-up qui promeut la mixité dans la tech et l’entrepreneuriat. Les sociétés signataires du texte se sont engagées à recruter des profils de tous âges, à former leurs salariés à l’égalité femmes-hommes et à élargir leurs critères d’embauche pour attirer des profils plus divers. Même tonalité les deux jours suivants, notamment sous l’impulsion de Julie Ranty, co-directrice de l’événement. VivaTech comptait ainsi 40% d’intervenantes, décernait des prix consacrés à l’entrepreneuriat féminin et organisait des conférences thématiques. Retour sur le programme très féminin de VivaTech 2019.

Des conférences sur les femmes de la tech

Plusieurs tables rondes et conférences ont eu pour thème la place des femmes dans le numérique, où elles sont encore sous-représentées. «Il n’y a que 27% de femmes dans les métiers du numérique», a ainsi expliqué à l’AFP Julie Bernard, de Social Builder, en marge de la conférence «Girl Power». L’événement s’est tenu samedi sur la scène principale, et était animé par Elise Goldfarb et Julia Layani, les deux créatrices du média Fraîches, qui pilotent désormais les contenus et le graphisme du site Melty. Sur scène étaient également invitées l’humoriste Bérengère Krief ou encore l’entrepreneure Julie Chapon, fondatrice de Yuka.

L’entrepreneuriat féminin récompensé

Outre les conférences, plusieurs prix ont récompensé des entrepreneures. Les EU Prize for Women Innovators ont été attribués à quatre femmes qui œuvrent dans le domaine de la santé ou du développement durable. Le Female Founder Challenge a quant à lui permis à dix lauréates de pitcher leur projet devant un jury avant d’être coachées pour s’améliorer. Enfin, Bouge ta boîte a reçu le prix de l’impact Business ô Féminin. L’entreprise fondée par la Bretonne Marie Eloy, finaliste du prix Business With Attitude de Madame Figaro en 2017, a pour but de créer des cercles d’entrepreneures afin de soutenir la croissance de leur entreprise. Bouge ta boîte compte 66 de ces cercles en France, et deux à l’étranger, à Abidjan (Côte d’Ivoire) et Kinshasa.

50inTech, l’application qui veut révolutionner la tech

Caroline Ramade a marqué VivaTech. Cette entrepreneure, ancienne directrice de l’incubateur réservé aux femmes Willa, est la créatrice de 50inTech. L’entreprise – qui co-organisait le Female Founder Challenge – vise à atteindre 50% de femmes dans l’industrie du numérique d’ici à 2050, alors qu’elles représentent actuellement environ 20% des effectifs du secteur, et seulement 10% des postes techniques. Et 50inTech a choisi VivaTech pour lancer la version beta de son application.

L’interface – en anglais – est divisée en quatre menus. L’un d’eux permettra aux femmes de créer ou de rejoindre des dicussions de groupe par thème ou par ville afin d’échanger autour de problématiques communes, de la levée de fonds au burn-out, en passant par les discriminations et le harcèlement. Un algorithme proposera aux utilisatrices une sélection de profils pertinents – des femmes confrontées aux mêmes problématiques ou des recruteurs qu’elles pourraient intéresser. 50inTech fournit également des podcasts et des tutoriels censés fournir des modèles de réussite et des solutions concrètes aux problèmes que rencontrent les femmes de la tech. La dernière rubrique proposera quant à elle de mesurer son implication et son engagement sur la plateforme. Une sorte de boîte à outils pour lever les obstacles sexistes, très nombreux dans le secteur de l’innovation.

Grâce aux renseignements inscrits par les utilisatrices – compétences, parcours, titre, etc – 50inTech espère par ailleurs devenir une base de données sur la place des femmes dans les industries technologiques. L’entreprise revendique déjà une base d’utilisatrices potentielles de 2000 personnes originaires de 55 pays, et espère lever 3 millions d’euros d’ici octobre.

Source: Le figaro, Madame

Comment here