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COVID-19 / REPRISE DES COURS AU BENIN : Un Prêtre dévoile ses sept rêves pour la sauvegarde de l'avenir

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Un Prêtre dévoile ses sept rêves pour la sauvegarde de l’avenir

COVID-19 / REPRISE DES COURS AU BENIN : Un Prêtre dévoile ses sept rêves pour la sauvegarde de l'avenir
En ces temps de crise sanitaire mondiale qui a provoqué la fermeture des portes des écoles, les pays ont trouvé mieux qu’il faut vivre avec cette pandémie. Ce lundi 11 mai 2020, le Bénin a levé son cordon sanitaire et a procédé à la réouverture des écoles et universités. À cet effet, un Prêtre a fait savoir ses rêves pour protéger les enfants de cette pandémie du Covid-19. 
Robert LOKOCLOUNON
Réouverture des écoles, lycées et universités, levée du cordon sanitaire. Ce sont des décisions prises par le gouvernement béninois pour un retour progressif au cours normal de ma vie. Ces décisions prises en Conseil des Ministres de ce mercredi 06 mai 2020, ont suscité beaucoup de réactions sur d’éventuels impacts sur l’avenir des enfants.
En effet, un Prêtre à l’archidiocèse de Cotonou a dévoilé ses rêves sur la sauvegarde de l’avenir, surtout des enfants. Il s’agit du Père Rodrigue Gbédjinou, Directeur de l’Ecole d’Initiation Théologique et Pastorale ( EITP) de l’archidiocèse de Cotonou, qui a révélé sur sa page Facebook, ses sept rêves sur la protection des enfants, et pour un avenir meilleur.
Voici en quoi se résument ces rêves :
1. Je rêve qu’ils aient assez d’humanité pour apprendre de Victor Hugo, mieux que certains, que « l’école est autant sanctuaire que la chapelle » afin d’être capables d’enseigner à ceux-là que la chapelle est tout au moins autant sanctuaire que l’école.
2. Je rêve qu’ils aient assez d’intelligence pour comprendre avec l’un des grands africains comme Léopold Sédar Senghor que « la religion est un aspect essentiel de la culture. Elle représente l’effort le plus noble pour lier l’Homme à l’univers dans un double effort de socialisation et de totalisation » (1963). Nous ne devons, pour rien au monde, perdre notre sens religieux qui a certes besoin d’être purifié de certaines pathologies de même qu’en a aussi besoin, plus que jamais la raison.
3. Je rêve qu’ils aient assez de raison droite pour savoir que l’humain que l’école est censée bâtir est composé de corps et d’âme et donc a besoin de ressources spirituelles et que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Rabelais). Les religions constituent à cet effet la République des consciences.
4. Je rêve que leur bon sens soit assez affiné, mieux que celui d’autres, pour savoir que l’essentiel, c’est ce qui donne sens, ce qui permet de répondre aux questions fondamentales : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? ». Les religions sont ainsi des lieux de sens, donc essentielles à la vie sociale, économique et politique. Dites-leur donc qu’aller à l’Eglise, à la mosquée ou au couvent est plus essentiel que les activités économiques, certes nécessaires à la vie de l’Etat et que la religion donne sens à l’Etat. Quel désastre quand toute la vie de l’homme se réduit à la rentabilité !
5. Je rêve qu’ils aient assez de discernement pour savoir que ce qui relève du domaine privé n’a pas moins droit à des manifestations publiques et que bien de ce qui relève du domaine public émane du droit privé. Il y a donc une certaine imbrication entre domaine privé et domaine public.
6. Je rêve qu’ils aient demain assez de courage pour défendre, mieux que nous, l’essentiel. L’Etat n’est pas un lieu de sens. Au nom du principe de la laïcité et du droit fondamental à la liberté de culte, il ne revient alors pas à l’Etat de décider si les lieux de sens restent ouverts ou fermés, mais il peut définir pour raison d’ordre des conditions objectives que les responsables religieux évaluent et mettent en application de manière responsable. Il est donc du devoir des lieux de sens de ne prêter flanc, sous aucun prétexte, à quelque soumission ou de ne céder à la démission. Si pour raison d’urgence sanitaire, nos rassemblements ne peuvent actuellement dépasser 10 ou 50… personnes, les religions jouissent  aussi de droit de cette disposition. C’est aux seuls responsables religieux qu’il revient de décider d’en jouir ou non.
7. Je rêve que nos enfants deviennent simplement meilleurs et nous rendent meilleurs. Partageons ensemble ce rêve et travaillons-y par une bonne éducation depuis nos familles et dans nos lieux de culte.

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