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Actualité Internationale

Libye: reprise des combats à Tripoli

Ce Samedi, les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar ont poursuivi leur offensive vers la capitale libyenne Tripoli mais ont été ralenties par forces les loyales à l’autorité rivale – le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, dirigé par Faïez Sarraj et basé à Tripoli – qui tentent de faire face à l’assaut lancé jeudi sur la capitale.

M. Sarraj a accusé samedi soir M. Haftar de l’avoir « trahi » en lançant cette offensive. « Nous avons tendu nos mains vers la paix mais après l’agression qui a eu lieu de la part des forces appartenant à Haftar et sa déclaration de guerre contre nos villes et notre capitale (…), il [M. Haftar] ne trouvera que force et fermeté », a-t-il déclaré dans un discours à la télévision.

La reprise des hostilités entre l’Armée de libération nationale (ALN) du maréchal Haftar, qui contrôle l’est de la Libye et a lancé un assaut sur la capitale jeudi, et le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, risque de plonger le pays dans la guerre civile.

De son côté, l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est de la Libye, a dénoncé un raid aérien contre ses forces, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tripoli. « Nous dénonçons fermement le raid aérien dans la région d’Al-Aziziya »par un avion ayant décollé de Misrata (ouest), a déclaré le bureau de communication de l’ANL  Lors de leur dernière réunion fin février à Abou Dhabi, les deux hommes ont conclu un accord notamment en vue de former un gouvernement unifié et d’organiser des élections avant la fin de l’année.

Cette nouvelle escalade survient avant une conférence nationale sous l’égide de l’ONU prévue du 14 au 16 avril à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays, afin de dresser une « feuille de route » avec la tenue d’élections pour tenter de sortir le pays de l’impasse. Cette conférence sera maintenue, a assuré samedi l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé : « Nous sommes déterminés à [l’]organiser à la date prévuesauf si des circonstances majeures nous en empêchent. Sauf si des circonstances majeures nous en empêchent »

A son départ de Libye vendredi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dit quitter le pays « avec une profonde inquiétude et un coeur lourd » mais « espérant toujours possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et ses environs ».

Il avait rencontré jeudi à Tripoli le chef du GNA Fayez Al-Sarraj et le maréchal Haftar à Benghazi le vendredi.

Jeudi, Khalifa Haftar a ordonné à ses forces d' »avancer » en direction de Tripoli. « L’heure a sonné », a-t-il dit dans un message audio, promettant d’épargner les civils, les « institutions de l’Etat » et les ressortissants étrangers.

La force de protection de Tripoli a aussitôt annoncé une contre-offensive et de puissants groupes armés de Misrata se sont dits « prêts à stopper l’avancée maudite » des pro-Haftar.

Les forces de l’ANL ont été repoussées de quelques km vendredi soir après s’être emparées brièvement de l’aéroport international de Tripoli, à une trentaine de kilomètres au sud de la ville, inutilisé depuis qu’il a été détruit en 2014 par des combats.

L’escalade de la violence aux portes de Tripoli suscite la crainte des habitants. Des files d’attente devant les stations-services et les supermarchés ont provoqué des embouteillages.

« Par précaution, on doit stocker tout ce qui est nécessaire, car on ne sait jamais ce qui peut se passer », a dit à l’AFP Farida, une mère de famille dans un supermarché dans le centre de Tripoli.

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