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Entrepreneuriat

Kunfabo, un smartphone adapté aux réalités africaines

En malinké, Kunfabo signifit être en contact. Encore en phase de prototype, ce téléphone créé par la Guinéenne Fadima Diawara veut se différencier avec des applications 100 % africaines.

Amoureck HOUNLEBA

Les smartphones Kunfabo seront munis d’un système d’exploitation Android 8.1, avec une couverture 4G, d’un écran 5 72 pouces avec un format 18/9. Sur la base d’un business model de « low-cost », la fondatrice mise sur la quantité de produits vendus pour marger.

Fixé au prix de 100 euros, Kunfabo espère concurrencer les géants du low-cost sur le marché africain tels que le hongkongais Infinix Hot 2 et le chinois Tecno. Ledit smartphone compte se démarquer en intégrant des applications pré-installées « purement africaines». Son modèle phare (F99), qui devrait être lancé d’ici la fin de l’année, sera doté d’applications de géolocalisation des centres de santé: hôpitaux et pharmacies de proximité, d’une application de recettes africaines visant à revaloriser l’art culinaire du continent et de Dikalo le « WhatsApp africain » créé par une startup camerounaise.

À 23 ans, l’étudiante en droit à l’université de Conakry quitte son pays pour s’installer en Catalogne, dans la ville espagnole de Gérone. Très vite, elle se trouve confrontée aux réalités de nombreux étudiants africains : ses études de droit validées dans son pays natal n’ont aucune équivalence en Espagne. Fadima Diawara se réoriente donc en comptabilité et reprend tout à zéro. En 2016, sa passion pour la technologie prend le dessus « pourquoi l’Afrique n’est pas capable de créer son propre smartphone ? » s’interroge-t-elle. Alors, elle quitte son emploi et décide de créer sa marque, Kunfabo, dans laquelle elle a investi plus de 100 000 euros, en fonds propres et avec l’aide de business angels.

Elle est aujourd’hui âgée de 33 ans. Si son projet, encore en phase de prototype, et en négociation avec des investisseurs afin d’en lancer la commercialisation d’ici la fin de l’année, réussit, ce serait un grand virage pour Fadima que rien ne destinait à l’univers de la « tech ».

Nous souhaitons nous implanter en Afrique, en Guinée plus particulièrement, si les autorités nous aident à y installer une usine d’assemblage, déclare-t-elle. Pour sa première année de vente, la start-up espère dégager au moins 300 000 euros de bénéfice.

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