FAIBLE TAUX DE CONTAMINATION DU COVID-19 EN AFRIQUE

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FAIBLE TAUX DE CONTAMINATION DU COVID-19 EN AFRIQUE

FAIBLE TAUX DE CONTAMINATION DU COVID-19 EN AFRIQUE
Le décryptage des hypothèses
Depuis l’apparition du nouveau Coronavirus en Afrique, l’évolution de la contamination est beaucoup moins que ce qui s’observe sur les autres continents. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette résistance que présentent les populations africaines face à ce virus qui fait des ravages en grand nombre sur les autres continents. 
Robert LOKOCLOUNON
Depuis l’apparition du Covid-19 en Afrique en mi février, le continent compte aujourd’hui environ 200 000 cas recensés y compris les personnes déjà guéries et environ 3000 décès, contre plus des millions de malades et d’environ 300 000 morts dans le monde. Il ne s’agit pas de crier victoire pour l’Afrique mais plutôt reconnaître sa résistance à cette pandémie. Car les chiffres donnent raison à telle hypothèse.
Statistiquement, une anomalie se présente d’après une analyse de décryptage publiée sur Jeune Afrique. Selon cette statistique, l’Afrique, représentant 17 % de la population mondiale, n’héberge que 1,1 % des malades et 0,7 % des morts liés à la pandémie du Covid-19.
Ou bien c’est peut-être parce que l’épidémie n’est pas vite arrivée sur le continent ? Reste à savoir. Mais des hypothèses expliquant ce faible taux de contamination en Afrique sont bien démontrables.

Le climat

Comme la grippe, informe Jeune Afrique, le coronavirus serait une maladie qui supporte la fraîcheur et ne peut résister à la chaleur. C’est une explique que véhiculent plus d’un depuis l’apparition du virus.
Cette hypothèse semble être vérifiée considérant que les pays les plus contaminés sont des pays exposés à la fraîcheur. L’exemple des pays européens est très palpable.
Ce qui n’est pas le cas du climat africain. Car la sécheresse, la chaleur sont bien dominantes. Une étude britannique confirme qu’on rencontre en moyenne moins d’affections respiratoires dans les pays chauds et secs, rapporte Jeune Afrique.
Cependant, les cherchent restent très prudent sur cette hypothèse. Voilà pourquoi le directeur des affaires internationales de l’institut Pasteur, Pierre-Marie Girard souligne que des expérimentations in vitro ont fait constaté que le coronavirus « se multiplierait très bien dans la chaleur ».

La jeunesse des populations

L’Afrique a une population majoritairement jeune. Cette explication est bien justifiée car la grande majorité des personnes contaminées sont âgées de plus de 60 ans. II s’agit d’une confirmation donnée par des médecins sur les cas de Covid-19. 60% de la population africaine a moins de 25 ans.
En Afrique, 5% représente la population ayant plus de 65 ans. Alors qu’en Italie par exemple, on note un taux de 65% de personnes ayant plus de 65 ans. Aussi, ce qui fait que les personnes âgées d’Afrique soient moins exposés au virus, c’est qu’ils ne vivent majoritairement pas en maisons de retraite, ils vivent en famille.
Ce qui explique aussi d’une part cette hypothèse. Par contre, en Europe, au États-Unis, les personnes âgées vivent dans les maisons de retraite, en grande majorité.

L’expérience des épidémies

L’Afrique n’en est pas à sa première épidémie, et elle en a connu de bien plus meurtrières, Ebola en l’occurrence. Et les populations et le personnel soignant ont déjà pris l’habitude des situations de crise sanitaire et en ont tiré leçon avec de bonnes pratiques mises en place.
C’est pourquoi les autorités ont pris très tôt des mesures strictes dès les premières apparitions du virus. Le Bénin par exemple, à moins de 50 cas confirmés seulement, avait établi un cordon sanitaire sur les villes les plus exposées en y rendant dans le même temps le port de masque de protection obligatoire et ainsi que d’autres mesures de restriction. La mesure de confinement a été prise très vite dans près tous les pays touchés sur le continent.

La protection indirecte d’autres traitements

Il s’agit d’une hypothèse qui fait l’objet de vives polémiques dans le monde. Le Professeur Didier Raoult en a parlé, que l’Afrique a déjà reçu une sorte d’immunité face au Coronavirus.
Sur la base de sa découverte sur la Chloroquine, les Africains seraient immunisés parce qu’ils traitent le paludisme avec ce médicament que le Docteur Raoult trouve efficace contre le virus. Ce qui justifierait aussi une telle résistance observée.
Toutefois, ils ne s’agit d’une victoire sur l’épidémie parce que les cas de contamination ne cessent de grimper malgré les mesures et les différents traitements dont certains montrent déjà leur efficacité.

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