Pascal Web TV

Web TV pour promouvoir l'entrepreneuriat, l’employabilité des jeunes et des Femmes au Bénin et en Afrique ainsi que la Démocratie et la bonne gouvernance.

COVID-19 ACTUALITE

Covid-19 : Les sept propositions de Théo Lam pour une Afrique révéler malgré la crise sanitaire mondiale

Le continent africain, malgré, son retard économique, regorge toujours de potentialités susceptibles de lui changer la donne à l’échelle mondiale. Raison suffisante pour Ibrahima Théo Lam, entrepreneur franco-sénégalais, écrivain et enseignant en France et en Afrique francophone de croire en ces potentialités dont l’Afrique peut profiter pour se révéler. C’est dans un article publié sur le site de l’actualité économique et financière de l’Afrique, Ecodafrique que l’entrepreneur et citoyen du monde engagé pour la cause des jeunes et des femmes, a évoqué les sept secteurs dans lesquels il invite aux gouvernements africains et aux privés d’investir.

1- La beauté

Avec la Covid19, les produits de beauté importés et vendus sur le marché africain deviendront petit à petit rares et inaccessibles pour une bonne partie du public.
Une bonne perspective pour les entrepreneurs africains de se concentrer sur les ressources naturelles du continent pour remplacer ses produits étrangers avec d’autres produits fabriqués sur la base des ressources minérales et suivant une approche locale.

2- L’agriculture

L’Afrique a un mobile pour se positionner comme un continent capable d’assurer suffisamment de vivres pour ses populations. Le coronavirus peut être un moyen incontournable de privilégier la sécurité alimentaire en Afrique.
En ce sens, les gouvernements et les privés pourront approfondir les réflexions en y associant les acteurs pour trouver ensemble les meilleures formules adéquates. L’agrobusiness a pignon sur rue.

3- Education

Dans le domaine de l’économie du savoir, il urge de développer une industrie éducative de qualité dont l’ambition est d’inculquer aux apprenants les défis de développement de l’Afrique.
Revoir les programmes pédagogiques et les adapter en fonction de l’exploitation des ressources locales et des chantiers de développement du continent.
Dans le contenu des programmes, il est impératif de favoriser également la préparation effective des jeunes pour une renaissance africaine afin qu’ils s’intéressent à la promotion de l’économie locale.
En quelque sorte, cette crise sanitaire qui ralentit l’économie doit nous apprendre à lier le système éducatif et le développement des territoires africains.

4- La santé

Un secteur clé où il faut prévoir des investissements massifs pour la formation et l’accompagnement du personnel médical. Relever le niveau du plateau technique et améliorer le fonctionnement des structures hospitalières.
Pendant et après cette crise sanitaire qui impacte l’économie africaine, il est possible de commencer à réfléchir sur des orientations fortes pour maîtriser les fondamentaux de base d’un environnement médical africain correct.
Le renforcement des infrastructures hospitalières est une obligation. Pour preuve, mêmes les africains qui ont les moyens et qui ont l’habitude de se faire soigner à l’étranger ne peuvent pas voyager pendant cette période.
Il est important d’en tirer de bonnes leçons et de prendre des actes patriotiques pour nous assumer. Un chantier réel à poursuivre dans ce domaine aussi précieux par les gouvernements. La santé est un secteur d’avenir.
5- L’habitat
Dans le secteur de l’habitat, identifier les habitants des quartiers par l’enregistrement obligatoire des baux de location. Exemple dans plusieurs appartements en location, les États ne sont pas au courant des mouvements de personnes qui y circulent.
Et cette situation est dramatique. Voici quelques pistes pour engager des débuts de réponses. Rendre obligatoire l’enregistrement des baux à la mairie de chaque localité ; inscrire dans les baux enregistrés les identités et les statuts sociaux des personnes qui y résident ; prévenir la mairie en cas de déménagement ou de changement de situation.
D’autres points peuvent s’ajouter à cette liste pour avoir une meilleure idée des personnes qui vivent dans chaque commune. Il est possible de réaliser ce travail. On peut concevoir un système d’information pour recenser les populations d’une localité.
Avec l’aide de quelques étudiants en informatique bien encadrés et d’autres bonnes volontés, ce problème est résolu.

6- Les mines

L’Afrique possède des gisements immenses en tout genre, des ressources minérales inépuisables, des possibilités énormes en matière de création de valeurs partagées ; toutes les garanties pour un continent de voler de ses propres ailes.
Cette crise est le moment pour les Africains de mobiliser leurs énergies, d’évaluer leurs forces et leurs faiblesses, de détecter les opportunités réelles du continent et d’entamer des réflexions soutenues sur comment exploiter les ressources disponibles au service des populations locales.

7- Restructurer l’économie informelle

Pour l’économie non structurée, provoquer des réflexions intelligentes pour donner au secteur informel la place qu’elle mérite et lui accorder un statut particulier.
Par contre plusieurs pays africains envisagent la formalisation comme solution alors qu’il faudra d’abord identifier les acteurs du secteur et les classer par catégorie avant de les obliger à formaliser leurs activités.
Souvent, c’est la pression fiscale qui les fait fuir d’où la nécessité de mieux diagnostiquer leurs problèmes.
La grande majorité des ressources financières africaines provient du secteur non structuré.
Les conséquences se font déjà sentir à plusieurs niveaux de la société. La vendeuse de denrées alimentaires, le livreur de marchandises, les prestataires de services de toute nature, ainsi que les grandes entreprises, il est difficile pour le citoyen Lambda de se faire une recette journalière correcte.
Étant donné que plusieurs ménages africains comptent sur les recettes quotidiennes pour nourrir leurs familles, un problème de précarité se pose à la longue.
Robert LOKOCLOUNON

Comment here

Dutch Dutch English English French French