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Entrepreneuriat

Aux îles Maurice, malgré des diverses démarches, un éleveur de « camaron » peine à démarrer

Alors que le gouvernement tente d’accélérer et de promouvoir activement l’esprit d’entreprise dans tous les secteurs de l’économie, et surtout parmi les jeunes, il semble que certains investisseurs continuent de faire face à de nombreux obstacles au niveau de la mise en œuvre.

Et ce n’est pas la faute du gouvernement. Ceux qui ont la responsabilité d’aider les entrepreneurs, créent des obstacles, à tel point que de nombreux projets ne démarrent pas, selon Dilmohamed Shaakir Ahmad Sa’d, directeur de Freshwater Prawn Mauritius Ltd.

Ce dernier tente de mettre en place un projet de « camaron » d’eau douce depuis 2015, mais tous ses efforts pour le mener à bien ont été vains.

Il a d’abord essayé d’acheter des larves d’Albion Fisheries en 2015 pour la culture du « camaron » Macrobrachium rosenbergii. Mais, il n’a pas eu de réponse. À la mi-2016, il a présenté une demande similaire mais toujours silence radio.,

Au début de 2017, il a écrit au ministère de la Pêche et de l’Économie bleue et a visité les pêcheries d’Albion pour se renseigner sur les facilités de formation.

Un officier d’Albion lui a dit que le projet était difficile à mettre en œuvre. On a plutôt conseillé à Shaakir de se lancer dans la culture du Berry Fish, mais aucune formation ne serait donnée à moins que suffisamment de personnes soient prêtes à être formées. L’officier d’Albion a toutefois promis que, si jamais une formation était prévue, il contactera Shaakir en conséquence. À ce jour, depuis deux ans, je n’ai reçu aucun appel, avance Shaakir.

Voyant que son projet ne bougeait pas, Shaakir va suivre un cours de cinq mois avec une institution malaisienne d’aquaculture en mars 2017. À son retour au pays, il a contacté Albion Fisheries. L’officier présent à ce moment-là lui a demandé de remplir le formulaire de demande et d’attendre la saison estivale et, comme prévu, rien ne s’est passé. Personne n’a contacté Shaakir comme promis.

En septembre 2017, Shaarir décide de créer un couvoir pour la reproduction de Macrobrachium rosenbergii  afin d’acquérir plus d’expérience et de pouvoir fournir des larves aux personnes intéressées par le commerce.

Il a contacté une nouvelle fois l’Albion Fisheries pour obtenir de l’aide, mais aucune réponse positive n’a été donnée. Heureusement, un éleveur privé lui a donné 20 crevettes adultes. Il est l’une des trois personnes mauriciennes à obtenir environ 10 000 juvéniles par an de la part d’Albion Fisheries mais ne peut produire qu’environ 100 kg de Macrobrachium Rosenbergii par an. Malheureusement, il n’est pas en mesure de produire davantage en raison du manque de qualité de l’eau et de la température commodes et du manque de conseils approprié.

Shaakir affirme qu’avec ses 10 000 litres installés dans son couvoir, il peut reproduire un minimum de 30 000 post-larves tous les 45 jours, soit environ 25 000 juvéniles tous les 60 jours.

Il a essayé d’importer 200 crevettes adultes de MIAMI AQUACULTURE pour pouvoir lancer son écloserie, car les crevettes mauriciennes présentaient les mêmes problèmes de dégradation génétique.

Avec mes 10 000 litres installés dans mon couvoir, je peux reproduire au moins 30 000 post-larves tous les 45 jours et donc environ 25 000 juvéniles tous les 60 jours. J’ai officiellement fais une demande d’importation le 1er juin 2018 pour 200 adultes de Macrobrachium Rosenbergii à des fins de reproduction, mais sans succès, alors qu’une autre personne, à environ 20 mètres de chez, sans rivière ni eau souterraine, est autorisé à importer 200 000 juvéniles de Malaisie à des fins de reproduction et a obtenu son permis de commerce du conseil de district de Savanne. Je ne comprends plus, dit Shaakir. .

Shaakir continue de passer d’un pilier à l’autre pour mener à bien son projet. Pendant ce temps, les officiers des pêcheries d’Albion sont toujours en train de décider d’accorder ou non le permis à Shaakir. « Je demande aux autorités concernées de m’aider. S’il vous plaît, soutenez-moi dans le traitement injuste de mon projet. Depuis le début de mon projet, j’ai investi plus de Rs 1,5 million. Je veux travailler pour mon pays. Je suis l’un des jeunes qui sont disposés à apporter un changement et une croissance à l’économie », a-t-il déclaré.

Source: inside news

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