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Anatole NTCHA, artiste plasticien et peintre camerounais

« Valoriser l’art, pour que l’homme sache qu’il n’y a pas de sot métier »

L’univers artistique africain s’enrichit, jour après jour, de talents qui travaillent à révéler les valeurs africaines au sein et au-delà des frontières du continent. C’est le cas d’un artiste plasticien et peintre  camerounais qui, nous a confié quelques mots dans une interview exclusif. Anatole NTCHA est un jeune camerounais qui est né le 15 Mars 1975 à Douala, au Cameroun. Membre d’une famille de huit enfants dont il est le 6ème, il est fiancé et père d’un enfant de sept ans. Il est artiste plasticien et  peintre. Du début de sa carrière à ses projets à court, moyen et long termes, nous avons mené une incursion au cœur de sa vie pour vous en livrer un condensé.

J. Léandre

 

L’artiste plasticien Anatole NTCHA  est de la lignée des hommes qui entretiennent des relations particulières avec l’art. En effet, le jeune camerounais n’a pas reçu un enseignement théorique de la peinture avant d’exceller dans ce domaine. « Je suis menuisier de formation. Mais le virus de la peinture est peut-être génétique chez nous car mon feu père, DJIPE  André, était un peintre. Malheureusement, je n’ai jamais vu une de ses œuvres mais on m’a dit qu’il était un très bon peintre. Donc c’est depuis mon enfance que j’ai commencé à faire des dessins. Dès l’école primaire, j’ai commencé à faire des dessins. En classe de CM2 moi-même j’ai fait mon cahier de choix pour passer l’examen du  CEPE. Après ça j’ai commencé à faire des dessins  pour des gens. Donc c’est comme ça du coup que je me suis intéressé à la peinture et je ne peux pas passer une journée sans faire la peinture. Plus je travaille la peinture, mieux je me sens », a-t-il expliqué.

Une fois piqué par le virus de l’art, Anatole NTCHA  ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Expérience après expérience il a su se faire un nom, par la qualité du travail qu’il abat. « Après, j’ai rencontré quelques amis avec qui on a formé un groupe. Nous faisons dans la culture, et moi je suis dans la filière de la peinture et je participe aussi aux journées de la francophonie. Je tiens des ateliers dans les lycées, dans les collèges et à l’Institut français de Douala. Je n’ai jamais fait une formation ; je n’ai pas fait une l’école de plasticien, je n’ai pas fait une école de peinture, c’est juste un don comme ça. J’avais un ami, feu Alain EKOLLO, qui était plasticien. Je suis allé travailler avec lui une fois lorsqu’il m’a invité à son exposition, et c’est après ça qu’on a mis sur pied un projet en commun. Mais après son exposition il est mort, donc du coup j’ai décidé que je vais m’y lancer et c’est donc comme ça que je me retrouve à la peinture. Ensuite, j’ai l’un de mes neveux, le nommé MBODY Lucien Céleste qui m’a proposé de travailler dans le projet de la caravane des dix mots de la francophonie. Au départ j’avais un peu peur mais lorsque je suis arrivé et j’ai essayé de regarder et puis je me suis lancé. Jusqu’aujourd’hui, je tiens des ateliers à chaque fois qu’il ya la caravane des dix mots de la francophonie. Puis, je forme quelques personnes aussi. Donc je ne suis pas allé dans une école, non c’est juste comme ça, c’est donc comme ça que moi je fonctionne », a-t-il poursuivi.

 

L’expérience de la francophonie

Le peintre camerounais travaille avec la représentation camerounaise de la francophonie depuis une décennie. Et ses responsabilités ne sont pas des moindres. « Je suis dans le projet de la caravane des dix mots de la francophonie depuis 2016. En fait qu’est-ce qui se passe pendant la caravane de la francophonie ? On nous donne dix mots, donc c’est un concept où on doit apprendre aux enfants comment dessiner, parcequ’on a plusieurs ateliers, danse, poésie, slam, théâtre et art plastique que je tiens. Ils nous envoient les dix mots, ce sont des mots écrits mais qui n’ont peut-être pas la même définition donc c’est un peu ça. Moi de mon côté si je vois qu’un mot peut tenir, je peux  demander à mes apprenants de confectionner une toile mais si je trouve que le mot ne concorde pas je suis obligé de faire autre chose. Je leur apprends comment tendre une toile, comment  est-ce qu’on fait le fond, et comment composer des couleurs. La francophonie se tient au mois de février après les ateliers, puisque nous allons dans des établissements nous avons deux à trois semaines et le dernier jour chacun expose ses œuvres. Le dernier jour nous allons à l’Institut français de Douala et chaque moniteur et ses apprenants montent sur scène pour expliquer et montrer leurs œuvres. C’est donc comme ça que ça se passe avec la francophonie. Pour l’année prochaine, nous sommes entrain de préparer les 50 ans de la francophonie », a-t-il renseigné.

Un bilan flatteur, des expériences avérées

« S’il faudrait compter mes œuvres, je suis à plus de 150 œuvres », a confié Anatole NTCHA  pour lever un coin de voile sur le bilan de ses œuvres. En ce qui concerne ses expériences professionnelles, il n’est pas moins appesanti non plus. Peintre bâtiment Anatole NTCHA fait aussi de la décoration muraille. Pour preuve, il a travaillé en Guinée Equatoriale comme peintre bâtiment à l’hôtel Conférencielle de Sipopo. Il a fait également de la peinture au stade de Malabo ainsi qu’au parking présidentielle avant de rentrer dans son pays ; « Et bon pour des expériences depuis que je suis revenu, je puis dire que je n’en ai pas avec d’autres ateliers, ou d’autres centres, je travaille avec la francophonie et puis je donne aussi des cours en particulier mais on vient de m’attribuer un centre où bientôt je dois aménager pour travailler avec des élèves à mi-temps, c’est-à-dire les mercredis et samedis, j’ai travaillé également à l’hôpital général ainsi qu’à l’hôpital Emile Saker de Douala », a signifié Anatole NTCHA . Avant de dévoiler la source de ses inspirations et les particularités de ses œuvres : « En fait les thèmes je ne les utilise pas, je peins ce qui m’arrive, ce qui me vient à l’esprit. C’est comme ça que je m’inspire ; donc je n’ai pas un thème, je n’utilise pas trop de thèmes, c’est un peu ça. Lorsque j’ai une imagination, j’essaie de peindre, de la transmettre sur la toile, c’est comme ça que je fonctionne », a-t-il dit.

 

L’avenir chargé de projets prometteurs

« Je voudrais tout d’abord partager mon expérience avec tous ceux qui veulent bien apprendre bien sûr, et puis organiser des ateliers, avoir un espace où je peux former des petits, jeunes pendant les vacances et pendant les jours libres. Je voudrais peut-être  avoir des contrats avec des établissements pour qu’on essaie d’insérer un espace d’art pour essayer de dispenser des cours de peinture et d’art plastique. Et maintenant au-delà du pays sortir  et partager avec d’autres collègues plasticiens pour essayer de faire l’échange pour mieux  s’améliorer, c’est ça mon souhait. En fait valoriser l’art, pour que l’Homme sache qu’il n’y a pas de sous métier ; avec n’importe quoi on peut s’en sortir, il suffit juste de s’appliquer et d’avoir de la volonté ». C’est en ces termes que l’artiste Anatole NTCHA  a renseigné sur ses ambitions.

 

Comment contacter Anatole NTCHA  ?

L’artiste plasticien réside au Cameroun, plus précisément à beedi au 5ème à Douala, Il répond au numéro 677329686 pour appels et whatsapp.

 

 

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